Les crises conjugales

Au début tout va bien.

 

Peuvent être retenues les situations suivantes :

 

Réactions réciproques de dépendance :

Les deux conjoints sont en conflit permanent, se rendent la vie insupportable et cependant ne peuvent se passer l’un de l’autre. Séparations et réconciliations se succèdent comme un mode de vie du couple. L’épouse s’oppose systématiquement à la revendication de liberté de son compagnon.

 Possessivité, fuite du compagnon suspecté d’infidélité. Quoi qu’il en soit ils ne peuvent vivre l’un sans l’autre, chacun est persuadé d’avoir raison parce qu’incapable d’empathie. Quand l’un se sent bien, par opposition l’autre se sent mal, cela fonctionne en boucle. Beaucoup de disputes, mais peu d’échanges, sinon une communication pervertie, incommunicationnelle. En cas de séparation, chacun cherchera, à son insu, une ou un partenaire semblable à l’autre, parfois encore plus dépendant.

Réactions asymétriques :

Chacun évolue selon un programme préétabli, son programme. La rupture est brutale et le plus souvent irréversible. Chacun suit son propre rythme d’évolution sans se préoccuper de l’autre lequel réagit souvent sur un mode agressif, ce qui déclenche généralement disputes et procédure de divorce. Beaucoup de couples évoluent en suivant ce modèle  de relations dit asymétrique. Parfois, l’échec constaté, chacun vit à sa façon et à son rythme, les échanges sont réduits à minima jusqu’à la séparation.

Détricotage conjugal :

L’amour comme le feu de nos ancêtres demande à être entretenu pour ne pas mourir.

 Parfois, au fil du temps, le feu s’éteint progressivement, les habitudes occupent le temps et l’espace. La cohabitation s’installe, par intérêt, peur de la solitude, mais plus de projets communs, plus d’échanges  ou minimums, le lien conjugal se dissout lentement sans bruit, sur la pointe des pieds, le lien se dissout par désintérêt progressif, et la vie du couple se déroule sur un chemin plat, par temps gris.

La jalousie :

Au début tout va bien.

Souvent la crise surgit d’on ne sait où après un  long murissement, des colères ruminées, comprimées. La crise n’est pas toujours déclenchée par une infidélité avérée, mais pas des soupçons. La répétition des crises conjugales, nous met sur la voie d’une relation de type œdipien. Les partenaires vivent dans la hantise d’être trompés, abandonnés, et s’accusent mutuellement de trop s’intéresser aux autres, parents, enfants, collègues, etc.

L’imaginaire est prolifique

« Qu’est-ce qu’elle a de plus que moi ? »

« Qu’est-ce qu’il a de plus que moi ? »

Plus jeune, plus mince, plus viril, plus belle, plus…plus. Les choses peuvent s’évaluer en termes de différence mais non de quantité. L’un des deux se conduit alors avec l’autre comme un enfant tyrannique, dans la toute-puissance. Le sujet désirant et aimant exige d’être aimé et désiré parce que c’est son droit, il n’a pas conscience qu’en retour il ne reconnait pas les mêmes droits à l’autre et se conduit en enfant tyrannique. La tromperie peut ouvrir sur une réciprocité. La haine est là, venue d’un univers lointain, présente sur le devant de la scène. Faire mal, faire souffrir, mais surtout ne pas tuer le support de sa haine.

 

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